Couverture ADSL … suite…
     Comme 8000 autres habitants du département, bon nombre de Susvillois sont encore situés en « zone blanche » ou en zone bas-débit et ne peuvent donc bénéficier de la couverture ADSL.
     asdl_coul_r_d Face à l’inertie de l’Etat (l’ADSL ne relevant pas du service universel, service public des communications, qui se résume au simple service téléphonique), aux coûts exorbitants demandés par France Télécom pour raccorder une partie des habitants des zones blanches, le Conseil Général a décidé, début 2008, de prendre la maîtrise d’ouvrage du traitement de ces zones blanches et de lancer un marché de service. La société Alsatis  a ainsi été retenue pour la mise en place d’un accès de service internet tendant à aller vers une couverture de 100% du territoire départemental.
        Cette société est une entreprise privée spécialisée dans la construction de réseaux d’initiatives publiques utilisant la technologie Wi-Fi, elle est aussi fournisseur d’accès en zones blanches. Elle couvre actuellement 550 communes et a mis en place 75 réseaux principalement dans la moitié sud de la France. Elle est à la fois constructeur du réseau (infrastructure, pose des antennes, ingénierie), opérateur dans les zones qu’elle dessert et fournisseur d’accès Internet haut-débit et téléphonie unique sur le réseau qu’elle met en place.
L’opération est déjà en cours, elle se déroulera en 3 phases :
Phase 1 (33 jours, jusqu’au 29 septembre) :
            Une étude est lancée par les 53 communes du territoire matheysin mais aussi Trièves, Oisans… afin de recenser les zones blanches et bas-débit ainsi que les habitants intéressés par cette offre.
Les habitants de Susville concernés recevront une lettre explicative les invitant à s’inscrire en mairie. Il est à noter que la société Alsatis, entreprise privée, a une obligation de rentabilité, le niveau de couverture qu’elle proposera correspondra donc au nombre d’abonnés potentiels qui se seront identifiés lors de cette phase. Ainsi avant de passer à la phase de construction du réseau, la société fera connaître aux intéressés (téléphones, courrier, réunions publiques) les modalités de leur offre et en fonction du nombre d’intéressés, elle décidera de l’emplacement des relais.
Phase 2 :  Après validation de l’étude, aura lieu la construction du réseau par pose d’antennes relais à proximité (rayon de 4 km) des zones concernées et éligibles (66 jours si les entreprises partenaires comme EDF répondent dans les temps à la demande de travaux et d’aménagement).
Phase 3 : Commercialisation et exploitation du réseau par la société Alsatis : les nouveaux abonnés recevront une antenne couplée à un modem, à placer dans l’axe de l’antenne relais et seront ainsi connectés à l’internet haut débit. Il faudra compter 50 euros de mise en service, au choix la location (3,50 euros) ou l’achat (120 euros) du matériel de réception et de connexion  et l’abonnement en lui-même (29 euros pour l’internet 4 Mb/s et 7 euros pour la téléphonie illimitée).
    La perceptive de couvrir les zones blanches est en soit satisfaisante, cependant, nous pouvons déplorer que les municipalités se voient dans l’obligation de faire la publicité d’une société privée, de prospecter leurs futurs clients  et d’accepter son monopole d’exploitation future sur les zones concernées. Elles jouent le jeu, bon gré mal gré afin d’empêcher le phénomène de l’exclusion numérique et de permettre au plus grand nombre de pouvoir bénéficier des nouvelles technologies au prix du marché.